Les égarés reviennent toujours, portés par les intempéries ou le tumulte de jours trop courts : une sélection d'albums de saison que l'on exhume, et qui n'a jamais cessé de nous faire palpiter dans l'ombre.
La scène devient prétexte à une rêverie littéraire au travers de laquelle nous tentons de retranscrire les émotions profondes que l’artiste nous a transmises avec sa prestation.
Cher journal, j'écris ces quelques lignes entouré·e par les tombes, par une froide nuit d'automne, doucement effleuré·e par la pluie qui tombe telles des larmes qui ponctuent mes sanglots. Du bois qui se tient par delà les murs du cimetière semble émaner une musique singulière : quatre silhouettes dansent et hurlent leurs émois dans le fracas des instruments métalliques, rugissant de leurs voix écorchées et portant les échos des âmes qui trop souvent, n'ont nulle part pour crier.
Ici reposent les fragments consignés de nos récits du tumulte. Un lieu où s'accumulent les traces de ce qui nous traverse, de nos contemplations et de nos obsessions.






















